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h o r s [ - d e ]Rosy
On vient voir l'aboyeuse.
Zyra
On a des choses à lui dire.
L'autre
C'est qu'elle n'est pas là…
Rosy
Pas là !
Zyra
Où est-elle ?
Le narrateur
Là-bas.
Rosy
Là-bas !
Le chœur
Puisqu'on vous le dit !
Rosy se tourne vers Zyra. Elles chuchotent. L'autre tend l'oreille. Après un moment, Zyra se tourne vers le narrateur.
Zyra
Quand revient-elle ?
Le chœur
Qui sait !
Rosy et Zyra se remettent à chuchoter. Les deux bavardes parlent entre elles et l'autre essaye vainement de saisir leur propos.
Le narrateur
Ce n'est pas fini vos conciliabules !
Rosy
On réfléchit.
Zyra
On analyse.
Rosy
On ne sait pas quoi faire.
Zyra
On cherche une solution.
L'autre
Décidez-vous !
Le chœur
Elles reviendront.
Rosy
On reviendra.
Rosy et Zyra sont inséparables depuis l'enfance. De l'une ou de l'autre, personne n'a jamais eu de souvenir solitaire. Indissociables, et presque semblables, elles occupent, comme depuis toujours, un trois pièces dans la roulotte. Farceuses, bavardes et maladroites, parfois mesquines et souvent hermétiques, Rosy et Zyra évoquent Heckel et Jeckel ou encore Humpty et Dumpty.
La roulotte
Ça sonne à l'a-porte.
L'autre
On attend quelqu'un ?
Le narrateur
Non. Enfin je ne crois pas.
L'autre
Qui cela peut-il être ?
Le chur
Allez leur ouvrir !
L'autre
J'y vais.
L'autre se dirige vers la porte. Mais la porte était restée entrouverte et Rosy et Zyra en ont profité pour entrer.
« La señora Dalloway decidió que ella misma compraría las flores. Sí, ya que Lucy tendría trabajo más que suficiente. Había que desmontar las puertas; acudirían los operarios de Rumpelmayer. Y entonces Clarissa Dalloway pensó: qué mañana diáfana, cual regalada a unos niños en la playa. ¡Qué fiesta! ¡Qué aventura! Siempre tuvo esta impresión cuando, con un leve gemido de las bisagras, que ahora le pareció oír, abría de par en par el balcón, en Bourton, y salía al aire libre. ¡Qué fresco, qué calmo, más silencioso que éste, desde luego, era el aire a primera hora de la mañana.. .! como el golpe de una ola; como el beso de una ola; fresco y penetrante, y sin embargo (para una muchacha de dieciocho años, que eran los que entonces contaba) solemne, con la sensación que la embargaba mientras estaba en pie ante el balcón abierto, de que algo horroroso estaba a punto de ocurrir; mirando las flores mirando los árboles con el humo que sinuoso surgía de ellos, y las cornejas alzándose y descendiendo; y lo contempló, en pie, hasta que Peter Walsh dijo: "¿Meditando entre vegetales?"¿fue eso?, "Prefiero los hombres a las coliflores"¿fue eso? Seguramente lo dijo a la hora del desayuno, una mañana en que ella había salido a la terraza. Peter Walsh. Regresaría de la India cualquiera de estos días, en junio o julio, Clarissa Dalloway lo había olvidado debido a lo aburridas que eran sus cartas: lo que una recordaba eran sus dichos, sus ojos, su cortaplumas, su sonrisa, sus malos humores, y, cuando millones de cosas se habían desvanecido totalmente ¡qué extraño era!, unas cuantas frases como ésta referente a las verduras. »
Etienne observe les mots. Il les bouge et les déplace. Il en sort certains de l'ensemble puis les y remet. Il les pose en série et essaye différentes combinaisons. Thomas d'Aquin, Russell et Cervantès, trois noms. Il y a Alma aussi. Mais ce n'est pas un nom d'auteur. Alma
Alma
Ça sonne espagnol
Elle pourrait être une lectrice de Cervantès. Et pourquoi pas une étudiante de Russell ? Ou alors une de ses liaisons secrètes
Elle l'aurait rencontré à Paris. Paris. Paris, Londres et Séville, trois villes. Hôtel. Bizarre, je suis à l'hôtel Saint-Thomas d'Aquin à Paris. Je peux associer Londres à Russell et Séville à Cervantès. Alors disons trois hôtels : le Saint -Thomas d'Aquin à Paris, le Russell à Londres et le Cervantès à Séville. Mais Alma ? Alma
Je la mets dans l'hôtel Cervantès. Comment est-elle arrivée là ? Qu'est-ce qu'elle fait ? Elle attend. Elle lit dans sa chambre. Elle lit Mrs Dalloway.
- Allo.
- Hector Pewsler.
- Vous saviez que vous ne deviez pas me joindre Monsieur Pewsler.
- Oui
Mais je suis très inquiet. Je nai pas de nouvelles dEtienne Kasthow depuis une semaine.
- Ça vous regarde. Ce nest pas mon affaire.
- Je suis très préoccupé.
- Ce nest pas mon problème.
- Tout sest bien passé ?
- Ça cest très bien passé.
- Vous avez opéré
- Jai fait comme je lai toujours fait.
-
- Jai tiré les mots au hasard, je lai ai mis dans une enveloppe, jai noté au dos de lenveloppe ladresse de lhôtel où une chambre lui a été réservée et jai fait porter lenveloppe chez Etienne Kasthow.
- Êtes-vous certaine quEtienne Kasthow a trouvé lenveloppe ?
- Oui.
- Il y avait bien vingt-sept mots ?
- Vingt-sept. Comme vous laviez demandé.
- Vous
Vous pourriez men donner quelques uns ?
- Monsieur Pewsler
Vous savez bien que je ne peux vous transmettre aucun mot. Dailleurs, je les ai déjà oubliés.
- Et Et lendroit où se trouve Etienne Kasthow ?
- Vous savez aussi que vous ne devez pas connaître cette information.
- Donnez-moi un indice au moins
- Pas même un indice. Au revoir Monsieur Pewsler.
Hector Pewsler est inquiet. Une semaine sans nouvelle dEtienne. Il espère que tout sest déroulé comme prévu et que lhistoire nest pas trop compliquée. Station Charles de Gaulle, Hector quitte le métro, direction lAcadémie des Arts et des Techniques du Cinéma, rue Lauriston. Ça fait une semaine que je ne sais rien, pense-t-il. Je ne sais rien depuis le début dailleurs. Bistrot de lÉtoile. Hector hésite. Il entre. Bonjour, je pourrais utiliser votre téléphone, cest vraiment très urgent. Le serveur observe Hector. Il remarque linquiétude et lagitation du vieil homme et lui indique le téléphone dun signe de la tête. Hector sort son petit répertoire. Lettre "f" : la femme aux tickets. Il compose le numéro.
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