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Jeudi 23 mars 2006
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Par thomas winckler - Publié dans : histoire[s]
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Lundi 27 juin 2005

Rosy

 

On vient voir l'aboyeuse.

 

 

Zyra

 

On a des choses à lui dire.

 

 

L'autre

 

C'est qu'elle n'est pas là…

 

 

Rosy

 

Pas là !

 

 

Zyra

 

Où est-elle ?

 

 

Le narrateur

 

Là-bas.

 

 

Rosy

 

Là-bas !

 

 

Le chœur

 

Puisqu'on vous le dit !

 

 

Rosy se tourne vers Zyra. Elles chuchotent. L'autre tend l'oreille. Après un moment, Zyra se tourne vers le narrateur.

 

 

Zyra

 

Quand revient-elle ?

 

 

Le chœur

 

Qui sait !

 

 

Rosy et Zyra se remettent à chuchoter. Les deux bavardes parlent entre elles et l'autre essaye vainement de saisir leur propos.

 

 

Le narrateur

 

Ce n'est pas fini vos conciliabules !

 

 

Rosy

 

On réfléchit.

 

 

Zyra

 

On analyse.

 

 

Rosy

 

On ne sait pas quoi faire.

 

 

Zyra

 

On cherche une solution.

 

 

L'autre

 

Décidez-vous !

 

 

Le chœur

 

Elles reviendront.

 

 

Rosy

 

On reviendra.

Par winckler - Publié dans : histoire[s]
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Dimanche 26 juin 2005

Rosy et Zyra sont inséparables depuis l'enfance. De l'une ou de l'autre, personne n'a jamais eu de souvenir solitaire. Indissociables, et presque semblables, elles occupent, comme depuis toujours, un trois pièces dans la roulotte. Farceuses, bavardes et maladroites, parfois mesquines et souvent hermétiques, Rosy et Zyra évoquent Heckel et Jeckel ou encore Humpty et Dumpty.

Par winckler - Publié dans : figure[s]
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Samedi 25 juin 2005

La roulotte

 

Ça sonne à l'a-porte.

 

L'autre

On attend quelqu'un ?

 

Le narrateur

Non. Enfin je ne crois pas.

 

L'autre

Qui cela peut-il être ?

 

Le chœur

Allez leur ouvrir !

 

L'autre

J'y vais.

 

L'autre se dirige vers la porte. Mais la porte était restée entrouverte et Rosy et Zyra en ont profité pour entrer.

Par winckler - Publié dans : histoire[s]
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Vendredi 24 juin 2005

« La señora Dalloway decidió que ella misma compraría las flores. Sí, ya que Lucy tendría trabajo más que suficiente. Había que desmontar las puertas; acudirían los operarios de Rumpelmayer. Y entonces Clarissa Dalloway pensó: qué mañana diáfana, cual regalada a unos niños en la playa. ¡Qué fiesta! ¡Qué aventura! Siempre tuvo esta impresión cuando, con un leve gemido de las bisagras, que ahora le pareció oír, abría de par en par el balcón, en Bourton, y salía al aire libre. ¡Qué fresco, qué calmo, más silencioso que éste, desde luego, era el aire a primera hora de la mañana.. .! como el golpe de una ola; como el beso de una ola; fresco y penetrante, y sin embargo (para una muchacha de dieciocho años, que eran los que entonces contaba) solemne, con la sensación que la embargaba mientras estaba en pie ante el balcón abierto, de que algo horroroso estaba a punto de ocurrir; mirando las flores mirando los árboles con el humo que sinuoso surgía de ellos, y las cornejas alzándose y descendiendo; y lo contempló, en pie, hasta que Peter Walsh dijo: "¿Meditando entre vegetales?"—¿fue eso?—, "Prefiero los hombres a las coliflores"—¿fue eso? Seguramente lo dijo a la hora del desayuno, una mañana en que ella había salido a la terraza. Peter Walsh. Regresaría de la India cualquiera de estos días, en junio o julio, Clarissa Dalloway lo había olvidado debido a lo aburridas que eran sus cartas: lo que una recordaba eran sus dichos, sus ojos, su cortaplumas, su sonrisa, sus malos humores, y, cuando millones de cosas se habían desvanecido totalmente —¡qué extraño era!—, unas cuantas frases como ésta referente a las verduras. »

Par winckler - Publié dans : objet[s]
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Jeudi 23 juin 2005

Etienne observe les mots. Il les bouge et les déplace. Il en sort certains de l'ensemble puis les y remet. Il les pose en série et essaye différentes combinaisons. Thomas d'Aquin, Russell et Cervantès, trois noms. Il y a Alma aussi. Mais ce n'est pas un nom d'auteur. Alma… Alma… Ça sonne espagnol… Elle pourrait être une lectrice de Cervantès. Et pourquoi pas une étudiante de Russell ? Ou alors une de ses liaisons secrètes… Elle l'aurait rencontré à Paris. Paris. Paris, Londres et Séville, trois villes. Hôtel.  Bizarre, je suis à l'hôtel Saint-Thomas d'Aquin à Paris. Je peux associer Londres à Russell et Séville à Cervantès. Alors disons trois hôtels : le Saint -Thomas d'Aquin à Paris, le Russell à Londres et le Cervantès à Séville. Mais Alma ? Alma… Je la mets dans l'hôtel Cervantès. Comment est-elle arrivée là ? Qu'est-ce qu'elle fait ? Elle attend. Elle lit dans sa chambre. Elle lit Mrs Dalloway.

Par winckler - Publié dans : histoire[s]
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Mercredi 22 juin 2005

- Allo.

- Hector Pewsler.

- Vous saviez que vous ne deviez pas me joindre Monsieur Pewsler.

- Oui… Mais je suis très inquiet. Je n’ai pas de nouvelles d’Etienne Kasthow depuis une semaine.

- Ça vous regarde. Ce n’est pas mon affaire.

- Je suis très préoccupé.

- Ce n’est pas mon problème.

- Tout s’est bien passé ?

- Ça c’est très bien passé.

- Vous avez opéré…

- J’ai fait comme je l’ai toujours fait.

- …

- J’ai tiré les mots au hasard, je l’ai ai mis dans une enveloppe, j’ai noté au dos de l’enveloppe l’adresse de l’hôtel où une chambre lui a été réservée et j’ai fait porter l’enveloppe chez Etienne Kasthow.

- Êtes-vous certaine qu’Etienne Kasthow a trouvé l’enveloppe ?

- Oui.

- Il y avait bien vingt-sept mots ?

- Vingt-sept. Comme vous l’aviez demandé.

- Vous… Vous pourriez m’en donner quelques uns ?

- Monsieur Pewsler… Vous savez bien que je ne peux vous transmettre aucun mot. D’ailleurs, je les ai déjà oubliés.

- Et… Et l’endroit où se trouve Etienne Kasthow ?

- Vous savez aussi que vous ne devez pas connaître cette information.

- Donnez-moi un indice au moins…

- Pas même un indice. Au revoir Monsieur Pewsler.

Par winckler - Publié dans : histoire[s]
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Mardi 21 juin 2005

Hector Pewsler est inquiet. Une semaine sans nouvelle d’Etienne. Il espère que tout s’est déroulé comme prévu et que l’histoire n’est pas trop compliquée. Station Charles de Gaulle, Hector quitte le métro, direction l’Académie des Arts et des Techniques du Cinéma, rue Lauriston. Ça fait une semaine que je ne sais rien, pense-t-il. Je ne sais rien depuis le début d’ailleurs. Bistrot de l’Étoile. Hector hésite. Il entre. Bonjour, je pourrais utiliser votre téléphone, c’est vraiment très urgent. Le serveur observe Hector. Il remarque l’inquiétude et l’agitation du vieil homme et lui indique le téléphone d’un signe de la tête. Hector sort son petit répertoire. Lettre "f" : la femme aux tickets. Il compose le numéro.

Par winckler - Publié dans : histoire[s]
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Lundi 20 juin 2005
Par winckler - Publié dans : objet[s]
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